Fort de notre expérience au Schweinfurter Hütte (du 11 au 12 août), nous décidons de nous lancer dans une nouvelle randonnée de deux jours. Il n’est pas facile de trouver des places pour cinq personnes car beaucoup de touristes réservent longtemps à l’avance. Christian a l’idée d’une région peu connue des touristes. Nous commençons notre randonnée au Gasthaus Touristenrast dans le hintere Valsertal. Pour s’y rendre, nous prenons le train jusqu’à St Jodock. De là il y a un bus, mais nous ne voulons pas prendre celui de 6h du matin et le suivant nous fait arriver vers midi. Nous prenons donc un taxi. C’est un peu cher, mais comme nous n’avons pas de voiture… Le Gasthaus Touristenrast est un endroit sympa où nous nous arrêterons au retour. Nous longeons la vallée où paissent des vaches.

La vallée est large et l’on voit encore les restes des éboulements qui doivent se produire assez souvent. La rivière semble avoir changé de lit. Entre les deux, une petite forêt d’aulnes blancs (grau Erle). J’ai goûté les chatons dont le goût est assez corsé. Je peux m’imaginer que cela est agréable à mâcher lorsque l’on a mal à la gorge.

Nous passons devant le départ du téléphérique à matériaux et commençons notre ascension sur le chemin qui menait à la mine de Molybdène qui était exploitée pendant la seconde guerre mondiale. C’est un joli chemin bordé de pins des alpes, de mélèzes et d’aulnes blancs. On y trouvent des airelles rouges mures. On se régale! Les myrtilles sont déjà passées à cette altitude. Nous en trouverons en quantité plus haut.



Nous quittons la partie la plus raide et nous retrouvons au dessus de la limite des arbres. A cet endroit poussent des myrtilles et des baies de genièvre. Nous avons de la chance, le temps est un peu couvert et la température est agréable pour cette ascension. Nous arrivons au refuge vers 14h.

Les petits sont fatigués mais Nicolas a envie d’aller explorer plus haut. Je monte avec lui le long de la rivière et il trouve rapidement une installation de tuyaux qui le fascine.


Il veut construire quelque-chose sur la rivière et cherche l’endroit approprié. Nous entendons des marmottes et avons la chance d’en apercevoir. C’est un endroit sauvage et magnifique! Il se met au travail.


Pendant ce temps, j’inspecte les environs. Je vois beaucoup de champignons.


Nicolas a fini sa construction. Nous redescendons.


Il pleut beaucoup pendant la nuit et le lendemain c’est un peu brumeux.


Nous allons jusqu’au col. Les pierres sont mouillées et glissantes. Le chemin à suivre pour descendre dans le schmirntal n’est pas tout à fait clair. Un chemin mène vers la crête et un autre en dessous. Le chemin de la crête semble trop dangereux dans ces conditions et nous prenons l’autre chemin. On dirait que ce chemin n’est plus entretenu. Il est barré par un éboulement. Nous décidons donc de rebrousser chemin et de rentrer par le Valsertal.

Nous faisons demi tour.


Nous redescendons par le même chemin et en profitons pour nous régaler de myrtilles.



Nous récoltons aussi du lichen de pin des Alpes. C’est bon pour faire du thé.

Je le fais sécher et lorsque je veux en boire, j’en mets à tremper la nuit. On peut boire comme ça ou réchauffer légèrement. Le goût est étonnamment sucré. C’est bon pour le système digestif et ça adoucit la gorge.